L’équation sécurité-élection semble difficile à résoudre.
Le chemin vers des élections en Haïti, réclamées par la population, reste extrêmement difficile. La sécurité demeure l’élément clé pour que ces élections puissent réellement se tenir. Depuis plusieurs années, on parle d’élections sur le papier, mais elles n’ont jamais été concrétisées. Après le passage de plusieurs instances électorales dans le pays. le CEP, Conseil Électoral Provisoire sous le défunt Jovenel Moïse, puis sous Ariel Henry, et enfin le CPT, le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, a encore une fois modifié les dates des élections prévues initialement pour le 30 août 2026. Les acteurs politiques semblent vouloir organiser des élections sans se pencher sur le véritable problème du pays : la « gangsterisation ». Dans ces conditions, comment la population, contrainte ou effrayée de quitter son domicile, pourrait-elle aller voter pour un candidat ? Les doutes et incertitudes entourant ces soi-disant élections ne datent pas d’aujourd’hui. Mais les multiples re...