Quand le pouvoir mise sur la communauté internationale, le peuple haïtien exige la rupture : le dilemme d'Alix Didier Fils-Aimé
Pour le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, une partie de l'espoir national semble aujourd'hui reposer sur la communauté internationale. Une position qui contraste fortement avec l'héritage de Jean-Jacques Dessalines, symbole de souveraineté et d'indépendance. Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le chef du gouvernement a multiplié les appels en faveur d'un renforcement urgent du dispositif international contre les gangs armés. Il a insisté sur la nécessité d'un soutien logistique et opérationnel accumulé, affirmant que la sécurité demeure la condition essentielle à toute relance nationale. Sur le terrain, les autorités évoquent certaines avancées, notamment grâce aux actions combinées des forces nationales et aux premières initiatives liées à la future force anti-gangs. Cependant, ces progrès restent fragiles et soulèvent une question de fond : la dépendance croissante à l'appui extérieur met-elle en évidence l'incapacité st...